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Mythes et réalitésLe partenariat doit réunir les bons partenaires Mythe: Un partenariat réussi doit réunir des organisations qui partagent des objectifs communs. Réalités: Un partenariat réussi comprend les organisations ayant la capacité, las légitimité institutionnelle et les moyens d’intervention pour atteindre les objectifs du partenariat. Lors de la conception du partenariat, il est important de comprendre la façon dont se répartissent les coûts et bénéfices potentiels du projet. Par exemple, plus celui-ci est dispersé géographiquement, plus l'Etat aura un rôle important dans la mise en place du programme, dans la mesure où les lois du marché et la collaboration au niveau local ne sont pas suffisantes pour atteindre les objectifs fixés. En général, il y a donc corrélation entre la répartition des coûts et bénéfices entre les acteurs du projet d'une part et le nombre de participants d'autre part. Les partenariats pour le développement de la jeunesse et pour la sécurité routière se sont ainsi focalisés sur une structure nationale et internationale plutôt que locale. En effet, toute intervention dans le domaine de la sécurité routière ou du développement des jeunes ne présente qu'un intérêt commercial limité pour le secteur privé. Outre la mise en place de solutions locales de prévention routière, la réduction du nombre de décès liés aux accidents de la route exige également l'élaboration de programmes de grande envergure associés à des campagnes d'éducation et de respect de la législation en vigueur. Pourtant, mal équipé pour la mise en place de tels programmes qui relèvent de différentes agences gouvernementales, l'Etat a du mal à se mobiliser. Ce problème est d'autant plus aigu lorsque les responsabilités sont réparties entre différentes agences dont les ressources sont limitées. Pour le secteur public, le partenariat constitue donc le moyen idéal pour mettre en place des programmes de développement à grande échelle. L'exemple des projets-pilotes du Groupe Ressources naturelles confirme ce point. En effet, il s'agit dans ce cas de partenariats très localisés qui permettent de mitiger les risques d'investissement et l'impact social négatif qui résulte de l'exploitation des ressources naturelles. Ces partenariats sont bénéfiques à l'entreprise, aux employés et aux communautés concernées. L'existence d'un cadre institutionnel régional ou national n'est pas nécessaire au succès du projet dans la mesure où les bénéficiaires sont précisément l'entreprise et les communautés locales.
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