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Conclusions Nombreux sont les projets soutenus par le programme BPD qui n'auraient été ni rentables, ni même faisables s'ils n'avaient pas été conçus en tant que partenariats. Le succès du projet de la mine de charbon de Sharshatali, celui de l'Alliance mondiale pour les travailleurs et les communautés, le Partenariat pour la Sécurité routière au Ghana, ou encore le programme BoTT de la région du Cap oriental et de la province du Nord, en Afrique du Sud, dépendaient en grande partie du développement des relations entre les différents acteurs pour créer des synergies et mobiliser les compétences et les ressources nécessaires. La spécificité de l'expérience du BPD a été de ne pas imposer le format tri-sectoriel. En effet, le projet Eau et Assainissement de Port-au-Prince en Haïti regroupe une ONG internationale, le GRET, et l'opérateur public. En revanche, le secteur public n'intervient que de façon nominale dans l'Alliance mondiale des travailleurs et des communautés, un projet qui ne s'est développé jusqu'à présent qu'avec une participation très limitée du mouvement syndical. De même, au Vietnam et au Costa Rica, la participation effective de la société civile aux campagnes de prévention routière a été minime et l'ONG impliquée dans la campagne ghanéenne a été créée par le Partenariat mondial pour la Sécurité routière. Pour ce qui est du domaine de l'eau et de l'assainissement, si presque tous les projets sont tri-sectoriels, les principaux partenaires du secteur privé ont aussi expérimenté de nouvelles approches contractuelles fondées sur des innovations institutionnelles, techniques ou tarifaires plutôt que liées au partenariat. Seuls les projets-pilotes du Groupe Ressources Naturelles sont sans exception tri-sectoriels. Il faut cependant noter que dans ce Groupe, plusieurs projets n'ont pas démarré et un autre a été abandonné en cours de route. Le BPD a choisi d'adopter une attitude permissive plutôt que restrictive. Cela a favorisé la mise en place de solutions institutionnelles nouvelles permettant de remplir les objectifs communs et spécifiques des organisations plutôt que de chercher à imposer un modèle unique qui corresponde à l'extrême diversité des contextes et des obstacles à surmonter. Selon l'évidence dont nous disposons à ce jour, cette façon d'appréhender les partenariats tri-sectoriels est efficace pour plusieurs raisons : · elle encourage l'adoption de solutions innovantes pour relever les défis sociaux, environnementaux et commerciaux; · elle permet d'élargir le débat, de surmonter les obstacles liés au contexte historique et de travailler avec de nombreuses organisations au niveau local, national et international; · elle rassemble des individus et encourage l'adoption de méthodes orientées sur la constitution de partenariats inhabituels et complexes, un processus souvent difficile. L'expérience du BPD montre ainsi qu'un partenariat tri-sectoriel peut apporter les ressources, les compétences, la légitimité et surtout, la volonté, l'énergie et la motivation pour réussir là où une institution ou un secteur seul ont échoué auparavant.
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