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La dimension internationale apporte des compétences et un appui essentiel. Mythe: Le succès du partenariat dépend des acteurs directement concernes et des bénéficiaires potentiels du projet. Réalités: Le succès du partenariat dépend souvent d’individus et d’organisations qui ne sont pas directement impliqués mais qui peuvent apporter une expérience critique et un soutien financier, une caractéristique de nombreux partenariats qui comprennent des entreprises internationales et des agences gouvernementales. Les partenariats qui regroupent multinationales, organismes internationaux et gouvernements opèrent à plusieurs niveaux. Dans certains cas, ces niveaux d'intervention sont très structurés. Ainsi, en ce qui concerne le Partenariat pour le développement des métiers de l'agriculture mis en place pour les jeunes thaïlandais, la International Youth Foundation (IYF) et Shell International interviennent au niveau mondial : Shell oriente l'action de sa filiale thaïlandaise et finance les activités. Le développement et la mise en place de la stratégie d'intervention sont effectués au niveau national avec Shell Thai et plusieurs autres entreprises, diverses agences gouvernementales et NCYD, le partenaire thaïlandais de IYF qui assure la mise en place des activités. Si ce type de structure permet un renforcement mutuel de l'intervention et par voie de conséquence une amélioration des résultats du partenariat, en revanche, des conflits d'intérêts peuvent exister entre différents niveaux, parfois au sein même d'une organisation. Qu'elle soit institutionnalisée ou non, cette structure à plusieurs niveaux illustre la nécessité d'une gestion à la fois horizontale et verticale des partenariats, surtout lorsque de larges organisations internationales aux structures complexes sont impliquées. Pour réaliser pleinement le potentiel du partenariat, les principaux partenaires doivent donc être réceptifs et posséder des capacités suffisantes. Les entreprises telles que BP, Rio Tinto, Vivendi et Ondeo soulignent la nécessité d'une approche « participative et responsable » en ce qui concerne les problèmes sociaux et environnementaux. Ils estiment que cet aspect constitue un avantage décisif vis-à-vis de leurs concurrents, non seulement lors de la négociation des contrats mais aussi en terme d'image de marque et pour motiver et garder leur personnel clé. Cet aspect est d'autant plus important dans le contexte actuel où le financement des projets comprend des clauses de plus en plus complexes, surtout lorsque des organismes tels que la International Finance Corporation sont impliqués. Les dirigeants des multinationales encouragent donc la mise en place de partenariats impliquant leurs différentes opérations, leurs filiales ou la création de coentreprises tant pour remédier à des situations spécifiques que pour augmenter leurs chances d'accéder à des sources de financement ou à de nouveaux contrats. Ce mode d'intervention permet aux entreprises d'acquérir une expérience internationale en travaillant avec plusieurs secteurs ; elles peuvent ainsi apporter une expertise précieuse aux partenariats qui en ont tant besoin.
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